Comme a Brazzaville pour l'arrivée de Chirac, Beijing se maquille, se prépare pour la fête. Dans ma ruelle (hu tong), chaque magasin installe un panneau noir en bois avec écrit dessus en doré son nom en chinois et en anglais. Les trottoirs sont en chantier un peu partout. il fait toujours aussi chaud et lourd. Dans la rue, les femmes s'éventent et les hommes relèvent sans complexe leur tee shirt.
Le parapluie sert plus a protéger du soleil que de la pluie, même si quelques gouttes tombent de temps en temps.
Ce matin, je suis allée voir Mao. J'avais une carte postale genre "Ce qui s'est passé en 1976" et je me souviens juste qu'il était inscrit que l'été avait été caniculaire et que Mao Zedong était mort. Nous voila donc réunis. Bon, c'est comme Lénine, c'est un peu bizarre.
Beijing est vraiment immense et la moindre balade est épuisante. Heureusement, on peut louer des vélos, ce qui permet d'avoir un peu plus d'air et de se balader plus loin, plus longtemps. On boit aussi des litres d'eau et je peux aller faire pipi partout puisqu'il y a des toilettes publiques tous les 200 metres. Voyez plutôt :
Les noms des temples sont enchanteurs : Palais de l'harmonie préservée et Palais de la pureté céleste dans la Cité interdite, Pavillon des nuages ordonnés et Temple de la mer de sagesse pour le Palais d'été. J'adore.
Je cherche la fraicheur dans les parcs, celui du Temple du Ciel est a deux pas et est très paisible. On n'a malheureusement pas le droit de s'allonger dans l'herbe, mais il y a plein de bancs qui permettent d'admirer les ginkgo bilobas, omniprésents dans toute la ville.
Beijing est aussi la ville ou nos chemins se séparent. Guillaume est parti il y a deux jours vers Xi'an et retrouvera ensuite Arno et Fabien au Laos. De mon coté, je me dirige doucement vers Shanghai. J'aimerais bien y trouver une robe In the mood for love. Vous pouvez d'ailleurs remarquer sur cette photo mon nouveau look plus adapté aux conditions climatiques : éventail 24h sur 24 dans la main, débardeur Li-ning probablement fait par des petits enfants chinois, et jupe a poches.
Après Shanghai, je continue a descendre vers le sud, tellement que je passe une nouvelle frontière et je retrouve ma sœur a Hanoï, au Vietnam. Mais ça, vous le savez déjà.
Je vous laisse, je vais manger des raviolis. Plein de baisers et see you sunshine.

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